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Le voyage d'hiver

Musique de Franz Schubert

PROCHAINE REPRESENTATION : samedi 28 mars 2009 à 21h

 

"Là où tu n'es pas, là est la joie". La quête infinie d'un amoureux déçu pour retrouver dans la sauvage beauté des paysages de l'hiver ses moments de bonheur perdus. Une errance à laquelle la mort même refusera de mettre fin selon le mythe du voyageur inlassablement en recherche d'ailleurs, credo du romantisme allemand. Le cycle de 24 mélodies de Franz Schubert, saisissantes de réalisme, est une plongée dans la nature humaine et dans sa relation à la nature tout court.

 

 

David ROUBAUD, basse : le voyageur

Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

Scénographie de Gérard Thébault

Création du Théâtre l'Astrolabe de Sorgues

Surtitrage en français

 

 

 

 

 

PHOTOS

Der Lindenaum - David Roubaud, basse : le voyageur - Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

 

LE TILLEUL

"Am Brunnen vor dem Tore da steht ein Lindenbaum ; Ich träumt in seinem Schatten So manchen süßen Traum. Ich schnitt in seine Rinde So manches liebe Wort ; Es zog in Freud' und Leide Zu ihm mich immer fort."

"Près du puits, devant le porche, s'élève un tilleul ; J'ai fait dans son ombre tant de doux rêves. J'ai gravé dans son écorce tant de mots d'amour ; La joie comme la peine toujours vers lui m'attiraient."

Auf der Flusse - David Roubaud, basse : le voyageur - Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

 

SUR LE FLEUVE

"Der du so lustig rauschtest, du heller, wilder Fluß, wie still bist du geworden, gibst keinen Scheidegruß. Mit harter, starrer Rinde hast du dich überdeckt, liegst kalt und unbeweglich im Sande ausgestreckt."

" Toi qui bruissais si joyeux, toi fleuve clair et impétueux, Comme tu es devenu calme, sans aucun signe d'adieu. D'une écorce dure et inflexible tu t'es entièrement recouvert, Tu reposes froid et immobile étendu sur le sable."

Irrlicht - David Roubaud, basse : le voyageur - Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

 

FEU FOLLET

"Bin gewohnt das Irregehen, 's führt ja jeder Weg zum Ziel : uns're Freuden, uns're Leiden, alles eines Irrlichts Spiel"

"Je suis accoutumé à l'errance, tous les chemins mènent au but : nos joies, nos peines, tout n'est que jeu de feu follet !"

Frühlingstraum - David Roubaud, basse : le voyageur - Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

 

REVES DE PRINTEMPS

"Ich träumte von bunten Blumen, so wie sie wohl blühen im Mai ; Ich träumte von grünen Wiesen, von lustigem Vogelgeschrei. Und als die Hähne krähten, da ward mein Auge wach : da war es kalt und finster, es schrien die Raben vom Dach."

"Je rêvais de fleurs de toutes couleurs telles qu'elles éclosent en mai ; Je rêvais de vertes prairies, de joyeux chants d'oiseaux. Et lorsque les coqs chantèrent mes yeux s'ouvrirent : tout était froid et sombre, Les corbeaux croassaient sur le toit."

Der Leierman - David Roubaud, basse : le voyageur - Yves Lavigne, piano : le joueur de vielle

LE JOUEUR DE VIELLE

"Wunderlicher Alter ! Soll ich mit dir geh'n? Willst zu meinen Liedern deine Leier dreh'n ?"

"Etrange vieillard ! Dois-je aller avec toi ? Veux-tu faire tourner ta vielle pour mes chants ?"

 

VIDEOS

 

MATINEE DE TEMPETE

" Comme la tempête a déchiré le gris manteau du ciel ! Les lambeaux de nuages flottent alentour en une lutte sans ardeur. Des flammes rougeoyantes s'échappent d'entre eux. Voilà ce que j'appelle une matinée selon mes voeux ! Mon coeur reconnaît dans le ciel sa propre image. Ce n'est que l'hiver, L'hiver glacial et sauvage !"

 

ILLUSION

" Une lumière danse gaiement devant moi, je la suis dans la course en zigzag. Je la suis volontiers tout en m'apercevant qu'elle me berne le voyageur errant. Ah, celui qui comme moi est malheureux se livre volontiers à cet artifice multicolore qui dans le froid, la nuit et l'horreur lui montre une maison chaude et claire, et une âme accueillante. Mais seule l'illusion est mon gain !

 

LE POTEAU INDICATEUR

"Pourquoi éviter les chemins Qu'empruntent les autres voyageurs, rechercher les sentiers écartés parmi les falaises enneigées ? Je n'ai pourtant rien commis qui me fasse craindre les hommes. Quel besoin insensé me pousse dans ces régions désolées ? Des poteaux se dressent sur les routes et indiquent le chemin des villes. Et je marche sans répit, sans halte, en cherchant le repos. Je vois un poteau indicateur immobile sous mon regard ; Mais je dois prendre un chemin d'où nul n'est jamais revenu.

 

L'AUBERGE

"Vers un cimetière mon chemin m'a conduit. C'est ici que je veux demeurer, je me suis fait à cette idée. Ô vous, vertes couronnes mortuaires, vous pourriez bien être le signe qui invite le voyageur fourbu à entrer dans la glaciale auberge. Dans cette maison les chambres sont-elle toutes occupées ? Je suis épuisé au point de m'effondrer, je suis mortellement blessé. Ôtaverne impitoyable, tu me refuses cependant ? Il me faut donc toujours et toujours continuer, Ômon fidèle bâton de pèlerin !

 

Contacts : Théâtre l'Astrolabe
3, rue de l'Armée des Alpes - 84700 SORGUES
Tel. : 04 90 39 66 59 et 04 90 39 88 45

www.theatre-astrolabe.com